25/07/2008 Contacts  - Accueil - Liens 
















 
Historique

Posée sur la grande plaine agricole de Champagne, la basilique de l’Epine, aux dimensions de cathédrale, est le siège de grands pèlerinages. S’élevant sur une légère éminence, la basilique se distingue à des lieues alentour.
La Basilique a succédé à un édifice plus ancien car vers 1200, il existait déjà une humble chapelle et un culte marial. Le document le plus ancien est un legs d’argent pour cette première chapelle par Henri de Courtisols en 1230. la Basilique de l’Epine aurait été érigée après la découverte par un berger, vers 1400, d’une statue miraculeuse de la Vierge dans un buisson d’épines en flammes (voir rubrique légende).

Après 1406, en pleine guerre de cent 100 ans, commence la construction actuelle qui se terminera en 1550.

Chronologie :

1410 :
La construction de la basilique est en cours. Elle a commencé par les travées cinq et six de la nef, puis par les travées trois et quatre et enfin par une façade occidentale. Poursuite des travaux par le transept et les deux travées droites du chœur. Il semblerait que le portail du bras droit du transept ait été l’accès habituel de l’église.

1439 :
Fin de la construction de la façade du bras droit du transept.

1440 :
L’église est progressivement agrandie et complétée.

1445 :
Visite du roi Charles VII qui accroît les revenus de l’église, ce qui permet de continuer l’agrandissement de l’église. On allonge la nef de deux travées et on reconstruit la façade occidentale dans un style gothique flamboyant. La flèche sud y culmine à 55m. Le maçon châlonnais Etienne Poutrise aurait été chargé des travaux.

1458 :
Le pape Calixte III transfère la paroisse de l’église de Melette à celle de l’Epine. Il prononce officiellement l’investiture de l’église à l’Epine.
La basilique devient église paroissiale de l’Epine.
A cette date, seuls le transept et quatre travées de la nef sont élevés.

1472 :
Louis XI, en pèlerinage à l’Epine, laisse 1200 écus d’or pour achever les travaux (flèches des tours de la façade).

1509-1524 :
On construit le chœur et les chapelles rayonnantes. Les travaux sont réalisés par le maître maçon Remy Gouveau.

1527 :
A côté de l’élégant jubé gothique de la fin du XVème siècle, on réalise la clôture sud du chœur de style gothique flamboyant.

1543 :
On réalise la clôture nord du chœur de style renaissance classique.

1550 :
Les travaux sont achevés. Le dernier maître d’œuvre a été Antoine Guichard.

Les guerres de religion
Après trois grandes périodes de travaux étalées sur plus de 110 ans, l’édifice apparaît vers 1530 dans les volumes et les formes actuelles. Nous sommes sous François 1er dans une période plutôt calme qui ne durera pas. A partir de 1547, les rois se succèdent et le régime instable n’apporte aucune sécurité. Le massacre de Wassy en 1562 et les guerres de religion qui s’en suivent plongent le pays dans un marasme complet. Les vitraux du sanctuaire seront détruits par une bande de Huguenots de passage . La population locale se réfugie régulièrement à l’intérieur et l’église est exploitée bien au delà de ce à quoi elle était destinée.

Les Minimes
C'est peut être ce qui est à l'origine d'un épisode souvent inconnu qu'est la présence pendant près d'un siècle d'une communauté religieuse de l'ordre de Saint François de Paul, les Minimes, à partir de 1621. Cette confrérie installée par l'évêque de la ville voisine remet de l'ordre dans l'église et développe les pèlerinages. Les Minimes s'installent dans un premier temps dans la partie nord du transept ( qui en conserve les traces ), puis un don de Madame de la Lobbe permettra la construction d'un couvent à proximité. Les temps sont à nouveau troublés par les famines et les épidémies et la Vierge fait l'objet d'une dévotion rarement égalée. Les Minimes ne peuvent assurer la cure mais leur influence s'intensifie de jour en jour, ce qui n'est pas du goût des autorités religieuses voisines. Aussi en 1725, la paroisse est unie au séminaire et deux prêtres sont installés dans le petit village. Cet acte délibéré met fin à l'Ordre religieux. Le couvent est racheté et devient une auberge.

La révolution
Fin du XVIIIème siècle : la révolution et ses jours sombres rapprochent à nouveau les fidèles et la Vierge. Le roi Louis XVI passera à l'Epine le 21 juin lors de sa fuite…et repassera le lendemain après son arrestation à Varennes. Deux ans plus tard, les révolutionnaires châlonnais s'en prennent à l'édifice et détruisent les statues du portail. Le brave curé Bertin a tout juste le temps de sauver la célèbre statue qui restera cachée dans le plus grand secret avant d'être lui même arrêté. L'église devient le temple de l'être suprême et les messes sont célébrées clandestinement. Le curé sera libéré et tout finira par rentrer dans l'ordre.

1793 :
L’église souffre des excès des révolutionnaires. Le 6 décembre 1793 des soldats détruisent les grandes statues des portails et des façades et les utilisent comme matériaux de construction. Au total, 130 statues disparaîtront.

1798 :
La flèche nord est rasée pour installer un poste de liaison télégraphique du télégraphe de Chappe sur la ligne de Paris à Metz.

1868 :
Grâce à une subvention de Napoléon III, on reconstruit la flèche nord (48m) dans le style de la flèche sud subsistante (55 m).

1914 :
Le 13 janvier 1914, l’église est élevée au rang de Basilique par le Pape Pie X.
Après avoir échappé à un bombardement en 1914, elle redevient le centre d’un pèlerinage important.

1956 :
Début des travaux de rénovation suite à l’initiative du Chanoine Jean Faguier et de l’Association des « Amis de la Basilique ».
La commune de l’Epine participe à la restauration depuis 1957.

1980 à 1984 :
Restaurations importantes

1999 :
La tempête du 26 décembre n’épargne pas la basilique : Trois contreforts s’écroulent dans leur partie haute, dont un arc-boutant de pierre, composant de la stabilité de la Basilique. Des réparations de sauvegarde provisoire sont entreprises.

2000 :
Le 20 août, un orage ravageur crible d’impacts de grêlons la grande rosace.

2001-2002 :
La grande rosace est restaurée, la précédente restauration datait de 1976.
L’arc-boutant endommagé a été replacé, 5000 heures de travail ont été nécessaires pour ce chantier depuis la préparation, le travail des tailleurs de pierre et la pose de cet élément de 15 tonnes.

2006
Les 600 ans de la Basilique