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La Légende
Pourquoi a-t-on construit une basilique à cet endroit, il est difficile de l’expliquer mais déjà vers 1200 il existait une première chapelle et des pèlerinages s’y déroulaient.
Notre Dame de l’Epine en Champagne aurait été construite par les habitants de la région, suite à un miracle survenu vers l’an 1400, un 24 mars et dont voici le récit :
Un berger de Courtisols, près de Châlons sur Marne aperçut une nuit de l’Annonciation une lumière étincelante au milieu d’un buisson d’épines. Les moutons prirent peur mais les agneaux s’approchèrent. Le berger s’approcha lui aussi et s´évanouit, ébloui et effrayé. Revenu à lui, il découvrit dans le buisson une statue de la Vierge Marie portant l’Enfant Jésus dans ses bras. La lueur attira d’autres bergers des environs car le buisson était sur une petite hauteur. La lumière augmenta et brilla toute la nuit. Attestant la nature du miracle, le buisson reverdit. Au matin, la statue fut portée dans la Chapelle St Jean Baptiste non loin de là.
(La statue de la Vierge Marie peut-être admirée à l’intérieur de la basilique, sous l’arcade d’un élégant jubé).
A cette époque, en pleine guerre de Cent ans, les financements pour une église sont difficiles à trouver. Néanmoins, le clergé de Châlons avança de l’argent. De nombreux dons et legs vont permettre également de financer cette superbe basilique.
C’est vers l’an 1406 que débutent les longs travaux.
On raconte que les habitants des villages voisins allaient gratuitement chercher les pierres nécessaires aux travaux de construction de la Basilique, ce qui donna naissance au dicton : «aller à l’Epine» qui était synonyme de «travailler pour la gloire», ou encore : «travailler gratuitement».
En effet, pendant plus d’un siècle, les habitants de la région sont allés chercher la pierre dans les carrières de Savonnières entre Saint Dizier et Bar le Duc. Ce qui représentait une distance aller retour d’environ 130 km par des chemins très difficiles.
Dix ans plus tard, la première tour fut construite.
Suite à la visite en 1445 du roi Charles VII qui accroît les revenus de l’église , les travaux d’agrandissement peuvent se poursuivre. On allonge la nef de deux travées et on reconstruit la façade occidentale dans un style gothique flamboyant. A partir de ce moment, les dons commencent à affluer et continuent jusqu’à la révolution. Les pèlerins, riches comme pauvres, viennent à l’Epine, c’est le début des grands pèlerinages.
Aux dires d’un abbé de Notre Dame de l’Epine qui écrivit une histoire de l’église en 1855, des miracles avérés eurent lieu aux pieds de la Vierge :
Le 15 août 1591, un aveugle recouvra la vue. Le 11 avril 1681, un bébé mort-né revint à la vie. A cette même époque, une paralytique, Marie Musard jeta ses béquilles. Le 7 septembre 1787, un grand-père amena son petit-fils, mort depuis trois jours. Pendant les prières, il revient à la vie, lève un bras. A la sortie de l’Eglise, l’enfant meurt, cette fois pour de bon. D’autres miracles furent enregistrés jusqu’en 1851.
Le 8 mars 1621, la Confrérie de la Sainte Vierge fut créée par Monseigneur Cosme Clause et continue à exister de nos jours.
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